Alain Kerizo : Les OVNIS identifiés : les extraterrestres dans le mystère d’iniquité

Voici un livre capital pour comprendre ce qui se cache RÉELLEMENT derrière ces phénomènes que l’on nomme « OVNIS ».

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4e de couverture:

Que sont les soucoupes volantes ? Les Objets Volants Non Identifiés ? Qui sont les extraterrestres ? Entre la curiosité crédule, qui alimente une volumineuse littérature, et l’ironie simpliste qui rejette toute réalité du phénomène, ce livre ouvre une autre voie : Celle d’une étude objective des témoignages et des faits, depuis le plus lointain passé jusque dans les temps présents, à la lumière de la doctrine catholique sur les bons et les mauvais anges.


Alors, tout s’éclaire. Les OVNI peuvent être facilement identifiés. Les légendes et les mythes fantastiques se dissolvent devant la réalité des infestations et possessions diaboliques. Ce que nous apportent les soucoupes volantes, c’est la réalité préternaturelle de l’action des démons, de plus en plus visible au fur et à mesure que nous avançons vers les temps de la fin, et que se réalise le Mystère d’Iniquité, c’est-à-dire le triomphe apparent du prince de ce monde dressé contre le plan divin de Rédemption.


« Voici un livre décapant« , selon le mot d’Étienne Couvert dans sa préface des « Ovni identifiés« . Livre décapant qui pourrait bien éclairer utilement l’actualité présente, et les temps à venir très proches.

PDF : https://www.dropbox.com/s/hyex7a46kaud2e6/Les%20OVNIS%20Identifi%C3%A9s.pdf?dl=0

En complément on pourra lire avec profit le livre de Laurent Glauzy : ET : les messagers du new-age

Correspondance du Père Barbara avec les membres de la FSSPX

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Voici deux suppléments de la revue « Forts dans la Foi » forts intéressants.

Le contenu de cette correspondance echangée entre le pére Barbara et les autoritées de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie x démontre la mauvaise foi de celles-ci.

Forts dans la Foi numéro 12:

Supplément 1 : https://mega.co.nz/#!7d1mjKxB!76rikWKn-rtePaj7xfzlm7UVfPR5Wx3sJLXj-FaF17o

Supplément 2 : https://mega.co.nz/#!WQMCCLYS!D3ObcZE0mR8LkT9ofO0NzxVPmfj-Vxc_f4dFsR6J434

 

Résumé de la vie du pére Barbara : http://sedevacantisme.over-blog.com/article-petit-resume-de-la-vie-du-r-p-noel-barbara-122236948.html

Entretien de Mgr Fellay de fin novembre 2013, le Bateau coule normalement

Comme on le voit dans ce dernier entretien qu’a donné Mgr Fellay à Menzingen, celui-ci ne s’est pas réformé et est toujours dans l’aveuglement.Le bateau coule normalement, préparez les canots !

Article original : http://www.laportelatine.org/publications/entret/2013/fellay_dici_131206/fellay_dici_131206.php

Article commenté

L’arrivée d’un nouveau pape

L’arrivée d’un nouveau pape peut ressembler à une sorte de remise à zéro des compteurs(ah bon ? Le pape ne doit-il pas assurer la continuité ?). Surtout avec un pape qui se distingue de ses prédécesseurs dans sa manière de faire, de parler, d’intervenir avec un contraste très grand. Cela peut faire oublier le pontificat précédent et c’est un peu ce qui s’est passé, en tout cas au niveau de certaines lignes conservatrices ou restauratrices intimées par le pape Benoît XVI. C’est sûr que les premières interventions du pape ont apporté beaucoup de flou et même presque(Presque ? La contradiction est flagrante!) une contradiction, en tout cas une opposition par rapport à ces lignes restauratrices.

Un exemple : les Franciscains de l’Immaculée

Ils suivent dans leur spiritualité les indications du Père Maximilien Kolbe. Ceci est très intéressant parce que Maximilien Kolbe veut le combat pour l’Immaculée, le combat par l’Immaculée, la victoire de Dieu contre les ennemis de Dieu – on peut utiliser vraiment le terme –, et nommément les francs-maçons. C’est très intéressant de voir cela. Ce combat contre le monde, contre l’esprit du monde les a rendus proches de nous (ce n’est pas cela qui les rendraient proches de nous mais plutôt de revenir dans la sainte église catholique en professant la vrai Foi), presque par nature peut-on dire, parce que s’inscrire dans un combat contre le monde, quelque part cela implique la Croix. Cela implique les principes éternels de l’Eglise : ce qu’on appelle l’esprit chrétien. Cet esprit chrétien est magnifiquement exprimé dans l’ancienne messe (on apprécie le terme « ancienne messe », doit-on rappeler que le terme « nouvelle messe » pour parler du simulacre protestant est un terme trompeur, impropre ?), dans la messe tridentine. Si bien que lorsque Benoît XVI a publié son Motu Proprio qui ouvrait de nouveau largement la possibilité de la messe, cette congrégation a décidé en chapitre, c’est-à-dire toute la congrégation, de revenir à l’ancienne messe et vraiment in globo, – en envisageant qu’ils auraient beaucoup de problèmes puisqu’ils ont des paroisses, mais néanmoins que ces problèmes n’étaient pas insurmontables.

L’un ou l’autre a aussi commencé à poser certaines questions sur le Concile(conciliabule). Si bien que quelques mécontents, une poignée si l’on considère leur nombre, ils sont environ 300 prêtres (laïcs déguisés en prêtres *)et frères, une dizaine ont protesté à Rome en disant : « On veut nous imposer l’ancienne messe, on attaque le Concile(conciliabule) ». Ceci a provoqué une réaction très forte de la part de Rome, déjà sous le pontificat de Benoît XVI – il faut préciser cela – néanmoins les conclusions, les mesures ont été prises sous le pape François. Ces mesures c’est, entre autres, l’interdiction pour tous les membres de célébrer l’ancienne messe, avec quelques ouvertures, permissions, éventuellement, ici ou là… Ceci est directement contraire au Motu Proprio qui parlait d’un droit, que les prêtres avaient le droit de célébrer l’ancienne messe et donc n’avaient pas besoin de permission ni de l’ordinaire, ni même du Saint-Siège. Donc c’est très fort, là, il y a manifestement un signal.( oui, il y a un signal, c’est surtout le signal que la contradiction n’est pas de Dieu.)

*) http://www.virgo-maria.org/D-Invalidite-sacre-Rore/index_invalidite_sacre_rore.htm

Une nouvelle approche de l’Eglise

« On ferme la parenthèse », c’est la parole utilisée par plusieurs progressistes à l’avènement du pape François. Je pense qu’en tout cas pour ceux qu’on appelle les progressistes, c’était une volonté. C’est-à-dire que le pontificat de Benoît XVI étant terminé (un pontificat se termine à la mort du pape, on peut parler d’abandon dans ce cas-ci), on jette aux oubliettes ce pontificat et ses initiatives qui essayaient de rétablir vaille que vaille la situation par quelques corrections – peut-on dire restauration ? –, en partie en tout cas il y avait au moins un désir de sortir l’Eglise (la secte) du désastre dans lequel elle se trouve.

Arrive le nouveau pape avec diverses positions, attaquant un peu tout. Tout le monde a compris : Benoît XVI est oublié ! On a beau eu dire : « Mais non ! C’est bien le même combat, Benoît et François, même combat (c’est a dire réalisation de la nouvelle religion satanique universelle)! » Manifestement, l’attitude n’est pas du tout la même. L’approche, la définition des problèmes qui touchent l’Eglise, n’est pas la même (dans la forme, cela est vrai, mais le fond reste inchangé)! Cette idée d’introduire des réformes encore beaucoup plus puissantes que tout ce qui a été fait jusqu’ici… En tout cas, on n’a pas l’impression que cela ne sera que du cosmétique, ces réformes du pape François !

Alors qu’en sera-t-il pour l’Eglise (la secte)? C’est très difficile à dire.

Un climat de confusion

L’avènement d’un nouveau pape fait oublier (ce qui l’a précédé), comme une sorte de départ à zéro, avec beaucoup de surprises, beaucoup de blessures même, parce que par ses paroles il a égratigné un peu tout le monde, pas nous seulement, mais tous les conservateurs en général. Sur des questions de morale, il a eu des prises de position étonnantes, par exemple cette question sur les homosexuels : « Qui suis-je pour juger ? » – Eh bien quoi ! Le pape qui est le souverain juge, ici-bas. Donc s’il y a quelqu’un qui peut juger, qui doit juger et exposer au monde la loi de Dieu, c’est bien lui ! Cela ne nous intéresse pas ce que le pape pense personnellement, ce que l’on attend de lui c’est qu’il soit la voix du Christ et donc la voix de Dieu, qui nous répète ce que Dieu a dit ! Et Dieu n’a pas dit : « Qui suis-je pour juger ? » Il a dit vraiment autre chose : voyez les condamnations qu’on retrouve chez saint Paul, non seulement celles de l’Ancien Testament – on peut penser à Sodome et Gomorrhe – sont très explicites. Saint Paul, l’Apocalypse sont très énergiques envers tout ce monde contre nature. Donc des phrases comme cela, même si elles ont été « récupérées », laissent l’impression que sur beaucoup de choses tout et le contraire de tout a été dit. Cela crée un climat de confusion, les gens sont déstabilisés : ils attendent nécessairement la clarté sur la morale, encore plus sur la foi, les deux sont liées. La foi et les mœurs sont les deux points que l’Eglise enseigne et où l’infaillibilité peut être engagée, et tout à coup on voit un pape qui lance le flou…(cela est flou pour Mgr Fellay effectivement...)

Cela va beaucoup plus loin : lors d’une interview aux jésuites, le pape attaque ceux qui veulent la clarté. C’est invraisemblable ! Il n’utilise pas le mot clarté ; il utilise le mot certitude, ceux qui veulent la sécurité doctrinale. Evidemment on la veut ! Avec les paroles de Dieu lui-même, Notre Seigneur qui dit qu’il n’y a pas un seul iota qui doive être abandonné, il vaut mieux être précis !

Un pape moins crédible

Difficile de tirer un jugement de ses paroles parce que un peu plus tard, ou presque en même temps, vous trouvez des paroles sur la foi, sur des points de foi, sur des points de morale, qui sont très claires et qui condamnent le péché, le démon ; des propos qui expliquent très fortement et très clairement qu’on ne peut pas aller au ciel sans une véritable contrition de ses péchés, qu’on ne peut pas attendre la miséricorde du Bon Dieu si l’on ne regrette pas ses péchés sérieusement. Tout cela ce sont des rappels dont nous sommes heureux, des rappels bien nécessaires ! Mais malheureusement qui ont déjà perdu une grande partie de leur force à cause des propositions contraires.(les hérétiques aussi ont parfois des affirmations orthodoxes, ils ne sont pas moins hérétiques pour autant)

Je crois qu’un des plus grands malheurs de ces propositions, c’est qu’elles ont enlevé la crédibilité (donc Jean-paul 2, Benoit 16 étaient crédibles…) elles ont ôté une grande partie de crédibilité au souverain pontife, si bien que lorsqu’il doit parler ou qu’il devra parler de choses importantes, ces propos seront mis au même niveau que les autres. On dira : « Il cherche à plaire à tout le monde : un coup à gauche, un coup à droite ». J’espère me tromper, mais on a bien l’impression que ce sera une des lignes de ce pontificat.(on appelle cela le modernisme ,le libéralisme l’égout collecteur de toutes les hérésies (dixit St Pie X) *)

*) http://www.virgo-maria.org/D-Modernisme/index_modernisme.htm

Plus on est élevé, en position d’autorité, plus il faut faire attention à ce qu’on dit, et surtout pour la parole du pape. Je pense qu’il parle trop (oui, tant mieux, le masque tombe). En conséquence, sa parole est galvaudée, vulgarisée : peut-être dans le sens le plus profond du terme. Non decet : cela ne convient pas ; ce n’est pas comme cela que le pape doit faire.(c’est le moins que l’on puisse dire!)

On ne sait plus ce qui est opinion privée, enseignement… Les amalgames se font immédiatement. (parlez pour vous ! )Mais c’est le pape qui parle ! Or le pape n’est pas une personne privée. Bien sûr qu’il peut parler en théologien privé, mais c’est le pape qui parle quand même ! Et les journaux ne vont pas dire « c’est l’opinion privée du pape », mais bien « c’est le pape, c’est l’Eglise qui dit cela, qui pense cela ».(l’hérésie privée comme public du pape, l’excommunie Ipso Facto de l’église *)

*) http://pelagiusasturiensis.wordpress.com/de-romano-pontifice-de-saint-robert-bellarmin-avec-commentaires/

Le pape, un homme d’action

Je ne crois pas que j’oserais me dire déjà capable de faire une synthèse. Je vois beaucoup d’éléments disparates, je vois un homme d’action – c’est le primat de l’action, il n’y a pas de doute –, ce n’est pas un homme de doctrine (un pape élus par l’esprit saint n’est-il pas sensé connaître et professer la doctrine catholique ? L’esprit sain, Dieu peut-il se tromper, nous tromper ?). Un Argentin me disait : « vous Européens, vous aurez beaucoup de difficultés à cerner sa personnalité, parce que le pape François n’est pas un homme de doctrine, c’est un homme d’action, de praxis. C’est un homme extrêmement pragmatique, très proche du terrain. » On le voit dans ses sermons, il est proche des gens et c’est peut-être cela qui le rend très populaire, parce que ce qu’il dit touche tout le monde. Il égratigne aussi un peu tout le monde, mais il est très proche du terrain. Il n’y a pas beaucoup de théorie. On le voit bien, c’est l’action, tout simplement.

Cela, c’est ce qu’on voit. Mais quelles vont être les incidences, les conséquences sur la vie de l’Eglise (la secte) dans son ensemble ? Est-ce tout simplement une voix qui crie dans le désert, qui n’aura aucun effet ou bien au contraire une partie de l’Eglise, la partie progressiste, va-t-elle en profiter ? On sent bien qu’ils aimeraient en profiter.

Ce qui est intéressant, déjà maintenant – dans cette analyse de la situation de l’Eglise ( la secte)– c’est de voir que des paroles maladroites sont prononcées, certains en tirent des conclusions, après cela vient une « récupération » (une tentative de rétablissement de la doctrine). Une ou deux récupérations déjà remarquables, ce sont les interventions du Préfet de la Doctrine de la Foi qui réaffirme, avec beaucoup de clarté et de fermeté, les points ébranlés par le pape. C’est un peu comme si le Préfet de la Foi devait censurer ou corriger… C’est un peu maladroit ! Finalement les progressistes, à un certain moment, vont déchanter et vont dire que ce n’est pas ce qu’ils attendaient. En attendant, le pape leur donne un espoir, un faux espoir…

Un pape moderniste ?

J’ai utilisé le mot moderniste, je crois qu’il n’a pas été compris par tout le monde. Peut-être faudrait-il dire un moderniste dans l’action. Encore une fois, il n’est pas le moderniste au sens pur, théorique (ah ?), un homme qui développe tout un système cohérent, il n’y a pas cette cohérence( il est cohérent et pertinace dans l’hérésie puisque qu’il ne fait qu’appliquer ce que le conciliabule vatican 2 à défini). Il y a des lignes, par exemple la ligne évolutive mais qui justement est liée a l’action. Quand le pape dit qu’il veut un flou dans la doctrine, quand on introduit même le doute, pas seulement le flou, mais le doute, allant jusqu’à dire que même les grands guides de la foi, comme Moïse, ont laissé la place au doute… Je ne connais qu’un seul doute de Moïse : c’est lorsqu’il a douté en frappant le rocher ! A cause de cela le Bon Dieu l’a puni et il n’a pas pu entrer dans la Terre Promise (douteuse comparaison). Alors ! Je ne crois pas que ce doute soit en faveur de Moïse, qui pour le reste fut plutôt énergique dans ses affirmations… sans aucun doute.

C’est vraiment surprenant cette idée de vouloir dire qu’il faut mettre le doute partout ; c’est très bizarre !(c’est cela le modernisme, l’incrédulité, le doute, l’indifférentisme, le vrai et le faux à égale autorité) Je ne vais pas dire qu’on pense à Descartes (Mgr Fellay passe complement à côté de la sur-naturalité de la sainte église et compare le vicaire de NS-JC à un laïc !), mais… cela crée une ambiance. Et ce qui est actuellement (seulement maintenant ?) dangereux (pour qui?), c’est qu’on en reste là dans les journaux, les médias…

C’est un peu la coqueluche des médias, il est bien vu, on le loue, on le met en exergue, mais ce n’est pas le fond des choses.(effectivement, il serait temps de regarder le fond , les coulisses)

Une situation inchangée

C’est une ambiance qui passe à côté de la situation réelle de l’Eglise, mais la situation, elle, n’a pas changé. On est passé d’un pontificat à l’autre, et la situation de l’Eglise est restée la même. Les lignes de fond restent les mêmes. Il y a, à la surface, des variations : on peut dire que ce sont des variations sur un thème connu ! Les affirmations de fond, on les a par exemple sur le Concile. Le Concile (conciliabule) qui est une relecture de l’Evangile à la lumière de la civilisation contemporaine ou moderne, – le pape a utilisé les deux termes.

Je pense qu’on devrait commencer par demander très sérieusement une définition de ce que c’est que la civilisation contemporaine, moderne ( on devraient plutôt se demander comment un Concile à pu enseigner des hérésies). Pour nous et pour le commun des mortels, c’est le rejet de Dieu tout simplement, c’est la mort de Dieu. C’est Nietzsche, c’est l’Ecole de Francfort, c’est une rébellion à peu près généralisée contre Dieu. On le voit un peu partout. On le voit pour l’Union Européenne qui refuse de reconnaître dans sa Constitution ses racines chrétiennes (Rien d’étonnant à cela ! C’est une construction judéo-maçonnique donc antichrétienne!). On le voit dans tout ce que propagent les médias, dans la littérature, la philosophie, l’art : tout tend au nihilisme, à l’affirmation de l’homme sans Dieu, et même en rébellion contre Dieu.

Alors comment peut-on relire l’Evangile à cette lumière-là ? Ce n’est pas possible tout simplement, c’est un cercle carré ! Nous sommes d’accord avec la définition donnée et nous en tirons des conséquences qui sont radicalement différentes de celles du pape François (un autre « cercle carré » que d’appeler François 1er, un hérétique formel, publique et pertinace un pape !) qui va jusqu’à montrer, exposer la continuation de sa pensée en disant : « regardez les beaux fruits, les fruits merveilleux du Concile : regardez la réforme liturgique ! » Evidemment c’est là pour nous un frisson dans la colonne vertébrale ! La réforme liturgique qualifiée par son prédécesseur direct comme étant la cause de la crise de l’Eglise, on a peine à voir et à comprendre qu’elle soit tout d’un coup qualifiée comme un des plus beaux fruits du Concile !

C’est certainement un fruit du Concile, mais si celui-ci est un beau fruit, alors qu’est-ce qui est beau et bon ou mauvais ? On s’y perd !(non, non !)

Pour l’instant, rien n’est fait pour guérir l’Eglise (l’église n’est pas malade ! Elle est éclipsée)

Pour l’instant, rien n’a été fait pour reprendre la situation de déviance, de décadence de l’Eglise, absolument rien, aucune mesure qui touche toute l’Eglise. On peut mentionner l’encyclique sur la foi, je ne pense pas qu’on puisse la considérer comme étant une mesure efficace. Certainement pas. Cela ne touche pas, cela ne guérit pas le Corps mystique malade (OUCH!, Dieu est donc malade ! ), malade à mourir,  l’Eglise moribonde. Qu’est-ce qu’on fait pour la sortir de là ? Rien, enfin jusqu’ici rien. Des paroles, des paroles qui passent, qui rentrent dans une oreille, qui sortent par l’autre, peut-être qu’on dira que je suis trop dur, je ne sais pas, mais effectivement où sont les mesures prises, annoncées, pour corriger le tir ? Il n’y en a pas. Tout simplement.

L’Eglise a pourtant les promesses de la vie éternelle

Notre Seigneur l’a dit très clairement : « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Mt. 16,18) (oui , justement, ces paroles démontrent que nous avons affaire à une secte car la sainte église ne peut être contaminée par l’enfer). On aimerait, au nom même de ces paroles, on aimerait se tourner vers Notre Seigneur et lui dire : « Mais qu’est ce que vous faites ?( il est là, il dort dans la barque…) Là, vous laissez passer des choses qui semblent aller contre votre parole ! » Autrement dit, nous sommes un peu surpris par ce qui se passe . Là je parle de l’histoire de l’Eglise. Ces paroles, j’en suis convaincu, ont été la source pour la plupart des théologiens d’affirmations sur l’impossibilité de voir dans l’Eglise précisément ce que nous voyons . Considérant que c’est absolument impossible, à cause de cette promesse de Notre Seigneur. Alors, on ne va pas nier les promesses de Notre Seigneur, on va essayer de dire comment ces promesses qui sont infaillibles, sont encore possibles dans une situation qui nous semble contraire. Il nous semble que cette fois-ci, les portes de l’enfer ont fait une fameuse entrée dans l’Eglise (!). Je crois qu’il faut faire très attention, il ne faut pas être univoque (oui, restons équivoque, pendant que nos ennemis avancent). Surtout dans de telles phrases, des phrases de prophétie de Notre Seigneur, il faut maintenir le fond. Ce sont des analogies très fortes, il y a une réalité qui est affirmée et qui est indéniable : les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Un point c’est tout. Mais cela ne veut pas dire que l’Eglise ne va pas souffrir. Alors, jusqu’où peut aller cette souffrance ? Et là, il y a cette marge d’explication, on est obligé d’ouvrir un peu plus loin que ce qu’on pensait.

Quand on pense à saint Paul qui parle du Fils de perdition, qui se fera adorer comme Dieu, donc ce n’est pas seulement un antéchrist militaire, ou – on pourrait dire – civil, c’est une personne religieuse, une personne qui se fait adorer, qui réclame des actes de religion. Et l’abomination de la désolation, est-ce que c’est lié à cela ? Je pense que oui. Donc cela veut dire qu’il y a, à coté de cette annonce, les promesses de l’indéfectibilité de l’Eglise, les annonces d’un temps effroyable pour l’Eglise, où les gens se poseront des questions. Justement, cette question-là : mais alors, cette indéfectibilité, ces promesses de Notre Seigneur ? La Sainte Vierge… les fameuses paroles de La Salette, qui sont reprises presque mot à mot par Léon XIII, là ce ne sont pas des révélations, c’est l’Eglise, et l’Eglise même on peut dire dans un acte : Léon XIII rédige un exorcisme, ce fameux exorcisme de Léon XIII, mais plus tard, on a rayé la parole la plus solennelle de cet exorcisme, qui annonce que Satan va régner, mettre son trône à Rome. Tout simplement. Donc le siège de l’Eglise va se retrouver tout à coup siège de l’Antéchrist. Ce sont les paroles mêmes de la Sainte Vierge : « Rome deviendra le siège de l’Antéchrist ». Ce sont les paroles de La Salette. De même que « Rome perdra la foi », « l’éclipse de l’Eglise », donc des paroles très fortes et contrastant avec la promesse.(il n’y à pas de contraste, l’église ne peut être investie par les forces démoniaques, mais elle peut temporairement être cachée par une secte qui se fait passer pour elle) Cela ne veut pas dire que la promesse est caduque, il est évident qu’elle reste, mais qu’elle n’exclut pas pour l’Eglise un moment de douleur telle qu’on pourra la considérer comme une mort apparente.

(Mgr Fellay ne tire pas les conclusions logiques qui s’imposent…inquiétant pour l’avenir de la FSSPX!)

Passion du Christ, Passion de l’Eglise

Je crois qu’on y est. Il reste la question : jusqu’où le Bon Dieu va demander à son Corps mystique d’accompagner, d’imiter ce que son corps physique a dû endurer, ce qui a été jusqu’à la mort. Est-ce que cela va aller jusque-là, est-ce que cela va s’arrêter avant ? On souhaite tous que cela s’arrête avant. Je pense – ce ne serait pas la première fois – que le Bon Dieu interviendra pour rétablir les choses, au moment où on pensera : cette fois-ci, c’est fini. Je crois que ce sera une des preuves de la divinité de l’Eglise ( Parce que il vous faut encore des preuves malgré 2000 ans d’histoire de l’église ??!!). Au moment où tous les moyens humains sont achevés, épuisés, autrement dit, où c’est fini, c’est à ce moment-là qu’il va agir. Je pense. Et ce sera alors une manifestation extraordinaire, justement, de ce que cette Eglise-là est la seule qui soit vraiment divine.

(cela ne nous dispense pas d’agir de notre côté, nous somme dans l’église militante)

 L’attitude des fidèles

Tout d’abord, ils doivent garder la foi. C’est le premier message, on peut le dire, de saint Paul, c’était aussi celui des temps de persécution : restez fermes, state, tenez bon, tenez debout, tenez bien fermes dans la foi. Garder la foi, cela ne peut pas être simplement théorique. Ce que j’appellerais la foi “théorique” existe, c’est celle de quelqu’un qui est capable de réciter le Credo ; il a appris son catéchisme, il le connaît, il est capable de le redire et bien sûr cette foi-là, c’est le commencement, il faut l’avoir sinon on n’a pas la foi. Mais cette foi ne conduit pas encore au ciel, c’est ce qu’il faut bien comprendre, la foi dont parle l’Ecriture, c’est cette foi qui est – selon le terme technique – informée par la charité. C’est de ce rapport entre foi et charité que parle saint Paul aux Corinthiens en disant : « Si j’ai la foi à déplacer les montagnes – ce qui n’est pas une petite chose, une foi à déplacer les montagnes, on ne la voit pas tous les jours ! – et que je n’ai pas la charité, alors je ne suis rien, je ne suis qu’une cymbale qui sonne, rien du tout, une cloche… » (cf. 1 Cor. 13, 1-2)

Il ne suffit pas de faire de grandes déclarations de foi, il ne suffit pas d’attaquer ou de condamner les erreurs ; beaucoup pensent avoir rempli leur devoir de chrétien en ayant fait cela, c’est une erreur. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, c’est une partie, mais la foi dont parlent saint Paul et l’Ecriture Sainte, c’est la foi informée, c’est-à-dire qui est imbibée de charité (il faut surtout et avant tout croire le Credo, la charité découle d’abord de l’adhésion intellectuelle !). C’est la charité qui donne la forme à la foi. La charité, c’est l’amour de Dieu et par conséquent l’amour du prochain. Il s’agit donc d’une foi qui se tourne vers ce prochain qui est certainement dans l’erreur et qui lui rappelle la vérité mais d’une manière telle que, grâce à ces rappels, le chrétien pourra semer la foi, remettre dans la vérité, amener cette âme vers la vérité. Ce n’est donc pas un zèle amer, c’est au contraire une foi rendue chaleureuse par la charité.

 Le devoir d’état

Ce que doivent faire les fidèles, c’est leur devoir d’état. Garder la foi, une foi bien imbibée de charité, profondément ancrée dans la charité (l’amour de Dieu va de pair avec l’amour de la vérité),, qui va leur permettre d’être sans découragement, sans zèle amer, sans rancune mais avec cette joie, celle du chrétien qui consiste à savoir que Dieu nous aime tant qu’Il est prêt à vivre avec nous, à vivre en nous dans la grâce. Cela donne une lumière à tout ce qui se passe, une joie qui fait oublier les problèmes (on appelle cela « l’aveuglement », la Foi aide à surmonter les problèmes mais ne les fait pas oublier), qui les remet à leur place, problèmes qui peuvent certainement être sérieux. Mais que sont-ils en comparaison du ciel qui se gagne précisément dans ces épreuves ? Ces épreuves sont préparées, disposées par le Bon Dieu, non pas pour nous faire tomber mais pour nous faire gagner. (encore faut-il combattre) Dieu qui va jusqu’à vivre en nous, comme dit saint Paul : « Je vis, non ce n’est pas moi qui vis, c’est Jésus qui vit en moi ! » (Gal. 2, 20) C’est tellement beau ! Le chrétien, c’est un tabernacle de la Sainte Trinité, un temple de Dieu, un temple vivant !

Le rôle de la Fraternité Saint-Pie X

Son premier souci, c’est vraiment ce qui fait vivre (et sauvegarde) l’Eglise, c’est la messe.(la messe oui mais surtout la doctrine, la Foi et le sacerdoce, la sainte messe sans ces trois éléments est stérile)Le Saint Sacrifice de la messe est vraiment l’application concrète, quotidienne des mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout ce qu’Il a gagné, mérité sur la Croix et qui est vraiment l’universalité des grâces pour tous les hommes depuis les premiers, Adam et Eve, jusqu’à ceux de la fin du monde. Toutes les grâces ont été méritées par Notre Seigneur sur la Croix. La messe, c’est la perpétuation, le renouvellement, la représentation de ce sacrifice, c’est un sacrifice identique à celui de la Croix sur l’autel, et qui remet quotidiennement à la disposition des chrétiens, – par extension on pourrait dire : à la disposition des hommes –, les mérites de Notre Seigneur, sa satisfaction, sa réparation pour obtenir le pardon de tous ces péchés, cette mer de péchés commis tous les jours, et aussi pour obtenir ces grâces dont nous avons besoin. La messe, c’est vraiment la pompe qui distribue dans tout le Corps mystique, les grâces méritées sur la Croix. C’est pourquoi on peut dire : c’est le cœur qui distribue par le sang tout ce dont les cellules du corps ont besoin. Ainsi en est-il de la messe, c’est le cœur. En soignant ce cœur, on soigne toute la vie de l’Eglise.

Restaurer l’Eglise par la messe

Si on veut, et certainement on veut une restauration de l’Eglise, c’est là qu’il faut aller. C’est à la source, et la source, c’est la messe (les modernistes peuvent célébrer la sainte messe, cela n’en fait pas des catholiques pour autant..Mgr Lefevbre disait bien que le combat est avant tout pour la sauvegarde de la Foi catholique). Pas n’importe quelle liturgie, une liturgie, j’ai envie de dire, extrêmement sainte. Sainte à un point inimaginable. D’une sainteté extraordinaire, vraiment forgée par l’Esprit Saint à travers les siècles, rédigée par des papes saints eux-mêmes, et donc d’une profondeur extraordinaire. Il n’y a absolument aucune comparaison entre la nouvelle messe et cette messe-là. Ce sont vraiment deux mondes( deux mondes antagonistes, oui), et j’allais dire, les chrétiens un peu sensibles à la grâce s’en rendent compte bien vite. Bien vite. Hélas, aujourd’hui, on constate que beaucoup ne le voient même plus ! Mais pour moi c’est évident que vouloir la restauration de l’Eglise doit commencer là. Donc c’est pour cela que je suis profondément redevable au pape Benoît XVI( OUCH !)* pour avoir remis la messe. C’était capital, c’est capital.

*) http://www.youtube.com/watch?v=V8nED_RxHfU

Former les prêtres

La Fraternité soigne la messe, veut cette messe, et elle soigne aussi celui qui la dit, et il n’y en a pas trente-six, c’est le prêtre. Donc c’est vraiment le but même de la Fraternité : le sacerdoce, le prêtre, former les prêtres, aider les prêtres, sans aucune limitation, non, pas de limitation,(en effet, si extrême que puisse paraître la vérité, elle doit être affirmée sans limitation ni censure) on n’a pas d’exclusivité pour quelqu’un, non ! C’est le prêtre tel que Notre Seigneur l’a voulu. En lui rappelant, justement ces trésors qu’aujourd’hui beaucoup ignorent. C’est tragique.

Retrouver l’esprit chrétien

La messe, c’est encore plus important. La messe, c’est ce qui va donner la foi ( et Dieu ?), c’est ce qui va nourrir la foi. Évidemment, si on célèbre la messe sans la foi, il y a un gros problème. Alors, il ne s’agit pas de faire des antagonismes, il s’agit de bien unir ce qui doit l’être (oui, n’essayons pas de concilier ce qui s’exclue par essence). Mais je pense que déjà avec ces deux éléments, on a énormément pour la survie de l’Eglise. Disons, on voit bien que l’Eglise a été attaquée à divers niveaux, mais le plus profond, j’en suis persuadé, c’est la perte de l’esprit chrétien (la perte la plus profonde c’est la Foi, l’esprit chrétien découle de la Foi). On a voulu devenir comme le monde. On l’a dit tout le temps, c’était le but du Concile que de s’accommoder au monde moderne. Et bien non, ce n’est pas possible ! On vit dans ce monde, donc on en utilise beaucoup de choses qui sont de l’ordre des circonstances historiques concrètes, qui passent. Le fond qui reste, c’est l’attachement au Bon Dieu, c’est le service du Bon Dieu qui inclut, bien sûr, la foi, la grâce, et cet esprit chrétien. On veut aller au ciel, on doit aller au ciel, pour cela il faut éviter le péché, et il faut faire le bien. Les deux. Tant qu’on n’en revient pas là, l’Eglise continuera, disons, à être meurtrie par un virus morbide qui est le virus du monde moderne, justement de la civilisation moderne.

Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera », c’est une parole absolue qui n’est pas du tout conditionnée par ce qui s’est passé avant. Et c’est vraiment une parole qui fixe l’espérance, qui l’établit, c’est un rocher. Évidemment, comme il semble bien que ce triomphe est lié à la consécration (de la Russie), on demande la consécration, c’est tout à fait normal. Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour la voir faite comme elle a été demandée, ou est-ce que le Bon Dieu, encore une fois, va se contenter de moins ? On ne le sait pas. Ce qu’on sait c’est qu’à la fin il y a ce triomphe. Et donc, cela c’est une certitude. On ne va pas parler d’une certitude de foi, parce que ce n’est pas une question de foi, c’est une parole donnée par la Sainte Vierge, et puis, on sait bien que cette parole, elle vaut ! C’est tout. Stat !

On voit surtout que Dieu à suscité Mgr Lefevbre pour sauvegarder la Foi catholique , et celui qui est censé prendre le relais pour cette sauvegarde est en train de couler l »arche…

 Le 4 octobre 1987, Mgr Marcel Lefebvre

«…  Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église, Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr » (…)
Je l’ai résumé au cardinal Ratzinger : « Éminence, voyez, même si vous nous accordez un évêque, (…) nous ne pouvons pas collaborer, c’est impossible, impossible, (…) Pour nous, le Christ c’est tout ; notre Seigneur Jésus Christ c’est tout, c’est notre vie. Et vous, vous faites le contraire . (…)Voilà. On ne peut s’entendre. Et c’est cela, je vous assure, c’est le résumé. On ne peut suivre ces gens là. (…) C’est inconcevable, inconcevable (…) C’et incroyable, incroyable ! Alors, comment voulez-vous que l’on puisse se fier à des gens comme cela ? Ce n’est plus possible »    

Pour aller plus loin : http://resistance-catholique.org/mystere-iniquite/Mystere-dIniquite.pdf

Kyrie Eleison !

Le Christianisme établi-Toutes les objections détruites et tournées en preuves

Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume

XXIIe leçon

Q. Que résulte-t-il, aux yeux de la raison, de l’établissement du Christianisme ?
R. Aux yeux de la raison, il résulte de l’établissement du Christianisme : 1° que depuis dix-huit cents ans le monde adore un Juif crucifié, c’est-à-dire tout ce qu’il y a de plus méprisable et de plus odieux.
Q. Continuez la même réponse.
R. Il résulte : 2° qu’en adorant ce Juif crucifié, le monde est devenu beaucoup plus éclairé, beaucoup plus vertueux, beaucoup plus libre, beaucoup plus parfait.
Q. Achevez la même réponse.
R. Il résulte : 3° que toutes les nations ne sortent de la barbarie et de la dégradation qu’en adorant ce Juif crucifié ; que toutes celles qui refusent de l’adorer demeurent dans la barbarie, et que celles qui cessent de l’adorer y retombent.
Q. Ce fait est-il incroyable ?
R. Ce fait est très incroyable, et cependant très certain.
Q. Comment l’expliquez-vous ?
R. Les Catholiques l’expliquent en disant : Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu, Dieu lui-même ; il a triomphé sans peine de tous les obstacles et communiqué au monde ses lumières et ses grâces ; il y a eu miracle ; tout s’explique facilement.
Q, Que disent les impies ?
R. Les impies disent qu’il n’y a pas eu de miracle ; que Notre-Seigneur n’est pas Dieu, mais un Juif comme un autre, et que la conversion du monde est une chose toute naturelle,
Q. Qu’est-ce à dire ?
R. C’est-à-dire qu’il suffit, pour faire changer de religion au monde entier, de prendre un homme, de le crucifier, et d’en envoyer douze autres dire qu’il est Dieu : c’est une expérience que les impies devraient faire pour nous convaincre.
Q. Qu’est-ce à dire encore ?
R. C’est-à-dire encore que les impies, pour ne pas croire au miracle, sont forcés de soutenir la plus grande des absurdités ; car le monde, converti sans miracle par douze Juifs, et adorant un Juif crucifié qui ne serait pas Dieu, est la plus grande absurdité qu’on puisse imaginer.
Q. Que suit-il de là ?
R. Il suit de là que la Religion n’ayant pas pu être établie par la puissance des hommes, l’a été par la puissance de Dieu ; qu’ainsi elle est vraie,
car Dieu ne peut pas autoriser le mensonge.
Q. Que suit-il encore ?
R. Il suit encore que toutes les objections contre la Religion sont fausses, car il ne peut y avoir de vérités contradictoires.
Q. Que suit-il enfin ?
R. Enfin il suit que toutes les objections contre la Religion sont autant de preuves de sa divinité ; car toutes montrent l’extrême difficulté de la persuader au monde, par conséquent la nécessité et la force des miracles qui ont obligé le monde à l’accepter, malgré toutes les passions et toutes les persécutions.

Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, j’ étudierai avec soin les preuves delà Religion

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Des désirs

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Saint-François de Sales

Introduction à la vie dévote

 

chapitre XXX : Des désirs

Chacun sait qu’il se faut garder du désir des choses vicieuses, car le désir du mal nous rend mauvais. Mais je vous dis de plus, ma Philothée, ne désirez point les choses qui sont dangereuses à l’âme, comme sont les jeux et tels autres passe-temps, ni les honneurs et charges, ni les visions et extases, car il y a beaucoup de péril, de vanité et de tromperie en telles choses.

Ne désirez pas les choses fort éloignées, c’est-à-dire qui ne peuvent arriver de longtemps, comme font plusieurs, qui, par ce moyen, lassent et dissipent leurs cœurs inutilement et se mettent en danger de grande inquiétude. Si un jeune homme désire fort être pourvu de quelque office avant que le temps soit venu, de quoi lui sert ce désir?  Si je désire d’acheter le bien de mon voisin avant qu’il soit prêt à le vendre, ne perdé-je pas mon temps en ce désir?  Si, étant malade, je désire prêcher ou dire la sainte messe, visiter les autres malades et faire les exercices de ceux qui sont en santé, ces désirs ne sont-ils pas vains, puisqu’en ce temps-là il n’est pas en mon pouvoir de les effectuer?
Et cependant ces désirs inutiles occupent la place des autres que je devrais avoir d’être bien patient, bien résigné, bien mortifié, bien obéissant et bien doux en mes souffrances, qui est ce que Dieu veut que je pratique pour lors. Je n’approuve nullement qu’une personne attachée à quelque devoir ou vacation s’amuse à désirer une autre sorte de vie que celle qui est convenable à son devoir ni des exercices incompatibles à sa condition présente; car cela dissipe le cœur et l’alanguit dans ses exercices nécessaires.

Si je désire la solitude des Chartreux, Je perds mon temps, et ce désir tient la place de celui que je dois avoir de me bien employer à mon office présent. Non, je ne voudrais pas mêmement que l’on désirât d’avoir meilleur esprit, ni meilleur jugement, car ces désirs sont frivoles et tiennent la place de celui que chacun doit avoir de cultiver le sien tel qu’il est, ni que l’on désirât les moyens de servir Dieu que l’on n’a pas, mais que l’on employât fidèlement ceux qu’on a. Or cela s’entend des désirs qui amusent le cœur; car, quant aux simples souhaits, ils ne font nulle nuisance, pourvu qu’ils ne soient pas fréquent. Ne désirez pas les croix, sinon à mesure que vous aurez bien supporté celles qui se seront présentées

car c’est un abus de désirer Je martyre. et n’avoir pas Je courage de supporter une injure. L’ennemi nous procure souvent de grands désirs pour des objets absents et qui ne se présenteront jamais, afin de divertir notre esprit des objets présents, desquels, pour petits qu’ils soient, nous pourrions faire grand profit. Nous combattons les monstres d’Afrique en imagination, et nous nous laissons tuer en effet aux menus serpents qui sont en notre chemin à faute d’attention.  Ne désirez point les tentations, car ce serait témérité ; mais employez votre cœur à les attendre courageusement et à vous en défendre quand elles arriveront.
La variété des viandes, si principalement la quantité est grande, charge toujours l’estomac; et, s’il est faible, elle le ruine. Ne remplissez pas votre âme de beaucoup de désirs, ni mondains, car ceux-là vous gâteraient du tout•, ni même spirituels, car ils vous embarrasseraient. Quand notre âme est purgée, se sentant déchargée de mauvaises humeurs, elle a un appétit fort grand des choses spirituelles, et, comme, tout affamée, elle se met à désirer mille sortes d’exercices de piété, de mortification; de pénitence, d’humilité, de charité, d’oraison. C’est bon signe, ma Philothée, d’avoir ainsi bon appétit ; mais regardez si vous pourrez bien digérer tout ce que vous voulez manger.

Choisissez donc, par l’avis de votre père spirituel, entre tant de désirs, ceux qui peuvent être pratiqués et exécutés maintenant, et ceux-là faites-les bien valoir; cela fait, Dieu vous en enverra d’autres, lesquels, aussi en leur saison, vous pratiquerez, et ainsi vous ne perdrez pas le temps en désirs inutiles. Je ne dis pas qu’il faille perdre aucune sorte de bons désirs, mais je dis qu’il les faut produire par ordre; et ceux qui ne peuvent être effectués présentement, il les faut serrer en quelque coin du cœur, jusqu’à ce que leur temps soit venu, et cependant effectuer ceux qui sont mûrs et de saison ; ce que je ne dis pas seulement pour les spirituels, mais pour les mondains; sans cela nous ne saurions vivre qu’avec inquiétude et empressement.

 

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